Comment cesser le bavardage mental ?

Dans cet article, quelqu'un demande à Sadhguru pourquoi son mental semble n'en faire qu'à sa tête ! Sadhguru parle de l'utilisation au fil du temps d'expressions comme « vide de pensées » et « arrêter les pensées », et demande pourquoi l'on voudrait arrêter le mental, produit de millions d'années d'évolution. Le problème, nous rappelle-t-il, n'est pas le mental lui-même, mais le fait qu'il « raconte sa propre histoire ». Et il explique que le puissant kriya Shambhavi Mahamudra est un grand pas pour changer cela.
 

Interlocuteur: Sadhguru, je voulais savoir, lorsque nous sommes silencieux, nous percevons encore ces bavardages mentaux qui nous dérangent toujours et nos pensées recommencent toujours à imaginer des choses passées ou futures qui ne produiront rien d'utile. Comment s'en débarrasser ?

Sadhguru: Vous voulez arrêter votre mental ? Il y a tout un tas de pensées à propos de cette absence de pensée. Il y a beaucoup d'endroits où les gens sont... (À part : que font les petits bébés ici, quel âge ont ces enfants ? Quel âge avez-vous ? Quatorze ? Je suis sûr que vous avez ajouté deux ans. (Rires) D'accord. (Rires) Vous voulez être ici ? Hmm ? Vous ne voulez pas ? Quelqu'un vous force à rester ? Vous voulez participer au cours ? Non ? Alors qu'est-ce que vous faites ici ? Allez jouer avec l'éléphant. ) (Rires)

Absence de pensée, mental vide, ce genre de termes ont été propagés partout et ces termes ont été très mal compris et transformés en toutes sortes de choses, et les gens s'efforcent d'arrêter leur mental. Il a fallu des millions d'années d'évolution pour obtenir un mental de ce type de capacité. N'est-ce pas ? Des millions d'années d'un immense travail de la nature, pour qu'aujourd'hui, vous ayez un mental d'une telle portée, et maintenant vous voulez l'arrêter. Pourquoi est-ce que vous voulez l'arrêter ? Si votre mental produisait constamment un plaisir absolu pour vous, vous demanderiez-vous comment arrêter ce mental ? Le feriez-vous ? Non ;  Il produit beaucoup de désagrément, c'est pour ça que vous vous demandez comment l'arrêter. C'est la première chose : partout où vous allez dans le monde, c'est tellement rentré dans le mental des gens, si vous leur dites : « Méditez », ils disent : « Mais Sadhguru, je ne suis pas capable d'arrêter mon mental. » J'ai dit : « Cela n'arrivera qu'après avoir arrêté vos reins, votre foie, votre cœur ; arrêtez toutes ces choses, alors le mental s'arrêtera aussi. Vous voulez qu'ils s'arrêtent ? « Non. » « Alors pourquoi voulez-vous que le mental s'arrête ? Pourquoi avez-vous un tel préjugé à l'égard du mental ? Cela ne vous dérange pas si votre cœur bat ; vous pouvez méditer. Cela ne vous dérange pas si votre foie fonctionne ; vous pouvez méditer. Vos reins fonctionnent, vous pouvez méditer. Si votre cerveau fonctionne, vous ne pouvez pas méditer ? Où est le problème ? Vous semblez avoir quelque chose contre l'intelligence, n'est-ce pas ? » (Rires)

Prétendre que méditer veuille dire que votre cerveau doive être gelé, c'est la conspiration des stupides contre l'intelligence humaine. Non ;  vous n'avez pas à geler votre cerveau. Nous en avons discuté hier encore. Nous allons vous initier à Shambhavi ; c'est un processus simple. Il y a bien des façons de le faire. Celui-ci est un moyen simple, mais c'est un processus puissant. Si vous êtes assis ici, vous verrez que votre corps est là, votre mental est quelque part ; qui vous êtes est ailleurs. Une fois qu'il y a un espace entre vous et le mental, alors ce que fait le mental n'est même pas un problème. C'est comme lorsque vous êtes coincé dans un embouteillage, vous savez ? Vous peinez dans l'embouteillage, c'est une expérience. Supposez que vous soyez debout sur la colline de Chamundi ou que vous flottiez à bord d'une montgolfière et observiez tout cet embouteillage en bas très paisiblement : un embouteillage, hmm ! » (Rires) (Gestes) Pourquoi ? Il y a là une distance, n'est-ce pas ? Lorsque vous êtes dedans, l'embouteillage est une autre expérience. De très loin là-haut, assis dans une montgolfière, vous regardez en bas, vous n'entendez même pas les sons ; les embouteillages paraissent merveilleux, n'est-ce pas ? Oui ou non ? Parce qu'il y a une distance.

Donc, une fois qu'il y a une distance entre vous et l'activité de votre mental, le mental n'est pas un problème. Le mental est un miracle ; ce n'est pas un problème. Et de toute façon, si des pensées tournent en continu, si vous avez une diarrhée mentale, de toute évidence, vous avez mangé quelque chose de mauvais, n'est-ce pas ? Oui ? Vous avez une diarrhée physique, vous avez mangé quelque chose de mauvais, n'est-ce pas ? Si vous avez une diarrhée mentale, vous avez de toute évidence consommé quelque chose de mauvais. Ce que cette mauvaise chose pourrait être, c'est que... Dès l'instant où vous vous identifiez à quelque chose que vous n'êtes pas, vous êtes fini ; votre mental est une diarrhée constante. Ça ne peut pas se passer autrement. Faites ce que vous voulez, essayez autant que vous voulez, ça ne va pas s'arrêter. Si vous ne vous identifiez pas avec quelque chose que vous n'êtes pas, vous savez comment être avec tout, vous savez tout utiliser mais vous n'y êtes pas identifié. Alors, vous verrez, si vous êtes assis ici, le mental sera simplement comme ceci (gestes). Si vous voulez l'utiliser vous pouvez l'utiliser, autrement il sera comme ça (gestes).

Time 17:08

En ce moment, vos mains sont comme ça (gestes). Oh, vous les tenez serrées parce qu'elles vont partir dans tous les sens, c'est ça ?    Non, vous pouvez les garder comme ça (gestes). Vous pouvez les garder comme ça, vous pouvez les garder comme ça (gestes). Quand vous voulez les utiliser, vous pouvez les utiliser. Donc, elles sont un instrument utile. Supposez que vos mains deviennent comme ça (gestes) ; vous savez, certaines personnes sont devenues comme ça ? Oui ou non ? Si elles deviennent comme ça, vous allez devenir ridicule, n'est-ce pas ? Si ça arrive aussi à votre mental, vous êtes tout aussi ridicule. C'est juste que vous vivez dans le confort que personne d'autre ne peut le voir, mais les gens peuvent le voir. S'ils vous regardent de suffisamment près, ils peuvent le voir, n'est-ce pas ? Et qu'ils puissent le voir ou non, cela n'est pas le sujet. Le sujet, c'est que la faculté la plus importante de votre vie est hors de contrôle. Peu importe qu'ils puissent le voir ou non, ce n'est pas le problème ; le problème est que la faculté la plus importante de votre vie est hors de contrôle, fait ses propres bêtises tout le temps, pas ce que vous voulez qu'elle fasse.

Donc pour arriver à vous libérer de cette maladie, vous devriez arrêter de manger de la mauvaise nourriture. « Mauvaise nourriture » signifie que vous vous identifiez avec des choses que vous n'êtes pas. Si simplement vous vous libérez de cela... C'est pour ça qu'hier, on a commencé Isha Kriya par « Je ne suis pas le corps, je ne suis pas le mental. Je ne suis pas le corps, je ne suis pas le mental... » Faites-le tout simplement tous les jours. Si vous êtes assis ici, si vous n'êtes pas identifié avec ceci (gestes) et avec ceci, alors vous verrez que tout va très bien. Alors, votre mental fera ce que vous voulez qu'il fasse; autrement, il va simplement rester là, et c'est ainsi qu'il devrait être. Le mental ne devrait pas raconter ses propres histoires tout le temps ; il devrait raconter l'histoire que vous voulez qu'il raconte, n'est-ce pas ? Autrement, c'est une nuisance considérable.