Vie d’Adi Shankaracharya : histoires, enseignements et stotras

Adi Shankara était un phare spirituel qui éclaira la terre de Bharat avec des enseignements qui n’ont rien perdu de leur puissance. Sadhguru raconte quelques histoires de son illustre vie qui revêtent une importance sur le plan spirituel.
Sadhguru Wisdom Article | Life of Adi Shankaracharya – Stories, Teachings and Stotras
 
Sommaire
1. Adi Shankara - un Prodige  
2. L'extraordinaire gourou d'Adi Shankara  
3. Adi Shankara et le Temple Badrinath
4. La mort de la mère d'Adi Shankara
5. Commemt  Adi Shankara entra dans le corps d'un roi défunt
6. Adi Shankara donne une leçon pratique à ses disciples!
7. La mort d'Adi Shankara
8. En quoi  Adi Shankara est-il un être d'exception?
9. Enseignements d'Adi Shankara sur Maya - les Clarifications de Sadhguru 
10. Enseignements d'Adi Shankara  – la Création et le Créateur ne font qu'un 
11. La pertinence d'Adi Shankara dans le momde d'aujourd'hui 
12. Stotras Adi Shankara

Adi Shankara, un prodige

Sadhguru: Adi Shankara était un géant intellectuel, un linguiste de génie et, par-dessus tout, un guide spirituel et la fierté de l’Inde. Le niveau de sagesse et de savoir dont il fit preuve à un très jeune âge a fait de lui un phare pour l’humanité.

C’était un enfant prodige et un érudit extraordinaire aux capacités presque surhumaines. À l’âge de deux ans, il pouvait parler et écrire couramment le sanskrit. À l’âge de quatre ans, il pouvait réciter tous les Vedas et à l’âge de 12 ans, il prononça ses vœux de sannyasin et quitta son domicile. Malgré son jeune âge, il rassembla des disciples et commença à parcourir tout le pays pour rétablir les sciences spirituelles.

À l’âge de 32 ans, il quitta son corps, mais durant les 20 années qui s’écoulèrent entre l’âge de 12 et 32 ans, il sillonna l’Inde à plusieurs reprises, du nord au sud, d’est en ouest, du Kerala jusqu’à Badrinath aller-retour, voyageant partout dans chaque direction. Cet homme devait être un très bon marcheur pour parcourir autant de kilomètres durant sa courte vie tout en produisant des milliers de pages de littérature.

L’extraordinaire gourou d’Adi Shankara

Adi Shankara suivait les enseignements de Gaudapada. C’est grâce à lui que Shankara accomplit tout cet incroyable travail. Gaudapada fait lui aussi partie de notre tradition. C’était un gourou extraordinaire, mais ses enseignements n’ont jamais été consignés. Il veilla à ce qu’ils ne soient jamais consignés. Il enseigna sans doute à des milliers de personnes, mais il forma 15 à 20 personnes compétentes qui rétablirent la science spirituelle dans le pays de façon très discrète, sans faire de bruit, sans commencer de nouvelle religion ou quoi que ce soit. À bien des égards, c’est aussi l’intention qui sous-tend le travail d’Isha : non pas établir une nouvelle religion ou un nouveau texte sacré, mais faire des sciences spirituelles un mode de vie, pour les inculquer à l’être humain.

Adi Shankara et le temple Badrinath

Badrinath est un lieu d’importance historique, car le temple fut élevé par Adi Shankara. Il y installa des personnes de sa famille. Aujourd’hui encore, les descendants des familles qu’il mit en place (traditionnellement les Nambudiris) sont les prêtres du temple. Entre Kaladi et Badrinath, on compte une distance est de plus de 3 000 kilomètres. Adi Shankara parcourait de telles distances à pied.

La mort de la mère d’Adi Shankara

Un jour, alors qu’Adi Shankara se trouvait dans le Nord, il sut intuitivement que sa mère était mourante. À 12 ans, sa mère ne lui avait donné la permission de prononcer ses vœux de sannyasin que lorsqu’il lui eut promis qu’il serait là, à ses côtés, au moment de sa mort. Donc lorsqu’il comprit que sa mère était malade, il reprit le chemin du Kerala pour être à son chevet. Il passa quelques jours avec sa mère, et après sa mort, il repartit à pied vers le nord. Si vous voyagez dans l’Himalaya, vous vous demanderez comment quelqu’un a pu traverser ces montagnes à pied. Imaginez l’effort que cela implique.

Comment Adi Shankara entra dans le corps d’un roi défunt

Adi Shankara se retrouva à engager avec un homme un débat dont il sortit vainqueur. Par la suite, la femme de cet homme parvint à s’immiscer dans la discussion. Adi Shankara avait un certain niveau de logique, il vaut mieux ne pas débattre avec un homme comme lui. Mais elle parvint à négocier sa présence dans le débat, disant : « Vous avez vaincu mon mari, mais il n’est pas entier. Nous sommes deux moitiés d’un tout. Donc vous devez également débattre avec moi. » Comment lutter contre une telle logique ? Donc, les discussions commencèrent avec la femme. Voyant qu’elle perdait, elle commença à le questionner sur la sexualité humaine. Shankara dit ce qu’il dit. Puis elle entra dans les détails et demanda : « Que savez-vous d’expérience ? » Adi Shankara était un brahmachari (un célibataire). Sachant qu’il s’agissait d’une ruse pour le vaincre, il dit : « J’ai besoin d’un mois de pause. Nous reprendrons là où nous nous sommes arrêtés dans un mois ».

Il se rendit alors dans une grotte et dit à ses disciples : « Quoi qu’il arrive, ne laissez personne entrer dans cette grotte, car je vais quitter mon corps et chercher une autre possibilité pendant un certain temps. » Les énergies vitales, ou prana, se manifestent en cinq dimensions : prana vayu, samana, apana, udana et vyana. Ces cinq manifestations du prana ont des fonctions distinctes. Le prana vayu est responsable de l’action respiratoire, du processus de pensée et de la sensation du toucher. Comment vérifier si quelqu’un est vivant ou mort ? Si son souffle s’est arrêté, vous dites qu’il est mort. La respiration a cessé parce que le prana vayu a commencé à sortir. Il faudra jusqu’à une heure et demie pour que le prana vayu s’en aille complètement.

C’est pourquoi il a été traditionnellement établi qu’après l’arrêt du souffle, il faut attendre au moins une heure et demie avant d’incinérer quelqu’un, parce qu’à bien d’autres égards, il est encore vivant. On attend une heure et demie pour que son processus de pensée, son action respiratoire et ses sensations disparaissent, afin qu’il ne ressente pas la brûlure. Cependant la dernière partie du prana sera toujours là. Le vyana, la dernière dimension du prana, peut persister jusque 12 à 14 jours. La préservation et l’intégrité du corps sont largement dues à la fonction du prana vyana dans le système. Lorsqu’Adi Shankara quitta son corps, il laissa son vyana dans son organisme, car son corps devait être maintenu.

Il se trouve qu’un roi s’était fait mordre par un cobra et était mort. Quand du venin de cobra entre dans l’organisme, le sang se met à coaguler et la respiration devient laborieuse, parce que lorsque la circulation devient difficile, il devient laborieux de respirer. La respiration cessera bien avant que le prana vayu ne soit sorti. De bien des manières, on ne pouvait pas trouver mieux pour quelqu’un qui veut entrer dans ce corps. Normalement, on ne dispose que d’un laps de temps d’une heure et demie. Mais lorsqu’une personne a du venin de cobra dans l’organisme, cela lui donne jusqu’à quatre heures et demie.

Adi Shankara saisit donc cette occasion et entra très facilement dans le corps du roi. Et il passa par le processus afin de pouvoir répondre aux questions par sa propre expérience. L’entourage du roi comptait quelques sages qui, lorsqu’ils virent un homme qu’ils avaient déclaré mort se redresser, soudain plein d’énergie, purent reconnaître à son comportement qu’il ne s’agissait pas de la même personne, mais de quelqu’un d’autre dans le même corps. Ils envoyèrent des soldats dans toute la ville, en leur disant que s’ils voyaient un cadavre étendu, ils devaient le brûler immédiatement – afin que si ce corps appartenait à la personne qui était entrée dans le corps du roi, celle-ci ne puisse plus repartir. Car le roi était revenu à la vie – c’était certes une personne différente, mais elle avait l’air identique, donc qu’importe ! Mais les soldats ne parvinrent pas à trouver ce cadavre et Adi Shankara repartit.

Adi Shankara donne une leçon pratique à ses disciples !

Un jour, alors qu’il marchait d’un pas rapide avec un groupe de disciples trottant derrière lui, il arriva dans un village. À l’extérieur du village, il vit quelques personnes qui buvaient, probablement de l’alcool local de fabrication artisanale, c’est-à-dire de l’arack ou du toddy. À l’époque en Inde, et même encore il y a 25 à 30 ans, les débits de boisson étaient uniquement situés en dehors du village. Ils n’étaient jamais dans le village. Aujourd’hui, on vend de l’alcool dans le village, à côté de votre maison et en face de l’école de vos enfants. À l’époque, cela se faisait toujours en dehors du village.

Il dit : « Écartez-vous ». Cet homme resta là où il était et dit : « Qui doit s’écarter, moi ou mon corps ? » C’est tout ce qu’il demanda.

Adi Shankara regarda ces quelques personnes en état d’ébriété. Vous savez, les ivrognes pensent toujours qu’ils sont en train de passer le meilleur moment de leur vie et que tous les autres passent à côté. Ils lui firent donc quelques remarques. Sans un mot, Adi Shankara entra dans l’échoppe, prit une cruche, la but et continua sa route.

Ses disciples qui le suivaient à petits pas se mirent à discuter entre eux : « Si notre gourou peut boire, pourquoi pas nous ? » Adi Shankara était conscient de ce qui se passait. Au village suivant, il y avait un forgeron qui travaillait là. Adi Shankara entra, saisit le pot de fer en fusion, le but et continua sa route. Maintenant, vous n’allez pas l’imiter !

La mort d’Adi Shankara

Vers la fin de sa vie, Adi Shankara était tellement établi dans sa culture, son mode de vie brahmanique et son savoir védique qu’il ne voyait pas les fondamentaux clairement. Un jour qu’il entrait dans un temple, quelqu’un d’autre en sortit. Il se trouve que cette personne appartenait à une basse caste, alors qu’Adi Shankara était un brahmane, le plus pur des purs. Lorsqu’il entra dans le temple et vit cette personne de basse caste, il perçut cela comme un mauvais présage. Au moment où il s’apprêtait à vénérer son dieu, cette personne de basse caste était sur son passage. Il dit : « Écartez-vous ». Cet homme resta là où il était et dit : « Qui doit s’écarter, moi ou mon corps ? » C’est tout ce qu’il demanda. Cela frappa Adi Shankara si fort, et ce fut le dernier jour où il parla. Il ne donna plus aucun autre enseignement. Il se rendit directement dans l’Himalaya. Personne ne le revit plus jamais.

En quoi Adi Shankara est-il un être d’exception?

Comment produit-on un tel être ? Pendant la brève durée de sa vie, il parcourut une distance équivalente à la longueur et la largeur de cette nation. D’où lui venaient cette énergie, cet entrain et cette sagesse ? Un aspect est à la fois important et symbolique : Adi Shankara venait d’un village appelé Kaladi, qui est une petite ville aujourd’hui. Kaladi signifie littéralement « sous les pieds ». Dans le Sud, nous sommes aux pieds de Bharat Mata, et cela nous a apporté bien des avantages.

Que ce soit un dieu, un homme, une femme, un enfant, un animal, un arbre, un rocher, nous avons appris à nous prosterner devant tout.

Il y a une très belle histoire provenant du Mahabharat. Lorsqu’Arjuna et Duryodhana allèrent chercher le soutien de Krishna pour la bataille de Kurukshetra, l’un d’eux se plaça à la tête de Krishna, l’autre choisit de se placer à ses pieds – cela fut décisif. Cet après-midi-là, alors qu’il se tenait aux pieds de Krishna, Arjuna remporta la bataille. Ceci est la nature fondamentale de notre nation et de notre culture : parce que nous nous prosternons devant tout, nous nous élevons. Nous ne nous élevons pas à coups de coude, nous nous élevons en nous prosternant. Bharat signifie que nous avons toujours appris comment rester aux pieds du Divin. Ce n’est pas une culture de fastes exagérés, mais une culture de piété naturelle. Que ce soit un dieu, un homme, une femme, un enfant, un animal, un arbre, un rocher, nous avons appris à nous prosterner devant tout. Ce seul aspect pourrait nous permettre de produire des êtres d’exception. En étant aux pieds du Divin, nous avons appris, évolué, nous nous sommes épanouis et nous sommes devenus des phares pour le reste du monde pendant longtemps. Il y a des milliers d’années, bien avant Adi Shankara, depuis l’Adiyogi, de nombreux yogis, mystiques, sages et saints ont dit la même chose de bien des manières.

C’est la clarté intellectuelle avec laquelle il s’est exprimé et l’entrain et l’énergie avec lesquels il a diffusé ce message à travers la nation qui rendent Adi Shankara unique. Un aspect qui est très important dans le monde d’aujourd’hui, c’est que tout ce savoir, toute cette sagesse ne sont pas venus par la foi ou la croyance, mais par la réalisation. Si le processus spirituel n’est pas d’une manière ou d’une autre en phase avec la logique humaine fondamentale et les découvertes scientifiques actuelles, les gens ne l’accepteront pas. Les générations futures rejetteront tout ce qui n’est pas logique pour elles, et ce qui n’est pas scientifiquement correct. Dans ce contexte, Adi Shankara est très important aujourd’hui.

Enseignements d’Adi Shankara sur Maya : les clarifications de Sadhguru

Il y a quelques malentendus sur ce qu’a dit Adi Shankara. Je crois que nous lui devons au moins d’en dissiper un. Beaucoup de gens disent : « Quelle absurdité d’avoir dit : "Tout est Maya" ». C’est parce qu’ils interprètent ces mots (à tort) comme : « Maya veut dire que cela n’existe pas ». Maya ne signifie pas que cela n’existe pas. Maya, c’est une illusion dans le sens où vous ne voyez pas les choses telles qu’elles sont. Vous êtes là avec ce corps qui vous semble solide, mais avec la nourriture que vous mangez, l’eau que vous buvez, l’air que vous respirez, les cellules de votre corps sont échangées quotidiennement. Les tissus et organes de votre corps se régénèrent entièrement en l’espace de quelques jours à quelques années, selon le type de cellules. Cela signifie qu’au bout d’un certain temps, vous avez un corps entièrement nouveau. Mais dans votre expérience, il vous paraît être le même : c’est cela Maya. De même, la manière dont vous percevez l’existence, la manière dont vous connaissez le monde à travers les cinq sens, est complètement erronée, c’est cela l’illusion. C’est comme un mirage. Si vous conduisez sur une autoroute, parfois, loin devant, il semble y avoir de l’eau. Lorsque vous y arrivez, il n’y a clairement pas d’eau. Cela ne veut pas dire que rien n’était là. Il y avait une certaine réfraction de la lumière qui a créé cette illusion. Ce qui est une chose semble en être une autre. Ce que vous pensez être « moi » est en fait tout : c’est cela Maya. Ce que vous pensez être « l’autre » est en fait vous. Ce que vous pensez être tout est également rien. C’est la Maya dont parle Adi Shankara.

Enseignements d’Adi Shankara : la Création et le Créateur ne font qu’un

Il a aussi dit qu’en connaissant le système humain, on peut connaître l’univers tout entier. La physique moderne vous enseigne que l’univers tout entier n’est fondamentalement qu’une seule et même énergie. De même, Adi Shankara a dit que la Création et le Créateur ne font qu’un. Aujourd’hui, après de longs détours, la science moderne est venue appuyer ce qu’Adi Shankara et de nombreux sages du passé ont exprimé avec la plus grande clarté.

La pertinence d’Adi Shankara dans le monde d’aujourd’hui

Cette sagesse spirituelle doit descendre des montagnes vers les villes et villages et, surtout, dans le cœur et l’esprit des gens. Il est temps de ramener cette culture, cette piété et ce sens de l’humilité qui nous ont été si bénéfiques : apprendre à se prosterner. Cela a été notre force, cela a été notre voie, cela a été le processus et la méthode de notre évolution et de notre réalisation. Cela deviendra le plus grand trésor, cela deviendra le futur de la nation. Si nous faisons cette seule chose, le monde entier viendra nous demander conseil. Ravivons l’esprit d’Adi Shankara dans ce pays et dans le reste du monde.

 

Note de rédaction:

Stotras d'Adi Shankara

Adi Shankara a écrit d’innombrables vers d’une grande profondeur qui portent la marque de son génie et de sa dévotion. Le fait que ces vers ou stotras soient restés vivants dans le cœur et l’esprit des gens, même plus de 1 000 ans plus tard, constitue un véritable hommage à sa sagesse et à ses inlassables efforts pour élever la conscience humaine.

Voici quatre des compositions les plus connues d’Adi Shankara :

#1 Nirvana Shatakam

 

Nirvana Shatakam est un chant puissant qui, au fil des ans, est devenu synonyme de la voie ascétique. Avec toujours autant d’impact qu’à l’époque où il fut écrit, ce chant se décline ici dans des arrangements minutieux et constitue une pierre angulaire du processus spirituel tel qu’il est pratiqué dans la voie yogique.

Dans cet article, retrouvez les paroles, la signification de Nirvana Shatakam et l’explication de Sadhguru sur ce qu’Adi Shankara essaie de transmettre à travers ce chant.

#2 Bhaja Govindam

 

Bhaja Govindam est l’une des compositions d’Adi Shankara que Sadhguru entonne le plus. Ce chant a la particularité d’inviter l’aspirant spirituel à traverser l’océan de la vie de toutes les manières possibles. Adi Shankara dit que peu importe que ce soit à travers le plaisir ou la discipline, l’important est qu’on le fasse. Cliquez ici pour découvrir les paroles du chant ainsi qu’une courte explication de Sadhguru.

#3 Soundarya Lahari

 

Ce magnifique poème d’Adi Shankara fait l’éloge de la phénoménale puissance et de la beauté de la création. Cette savoureuse interprétation par Sound of Isha capture l’essence des paroles et rend hommage au phénoménal savoir-faire d’Adi Shankara :

#4 Pratha Sthuve Parasivam Bhairavi

 

Ce chant écrit par Adi Shankara célèbre Devi comme celle qui est assise sur le lotus et la Déesse des mots et du langage. Il est interprété ici par Sound of Isha à l’occasion de Navaratri, pour célébrer les neuf jours de Devi et invoquer la grâce du divin féminin. Retrouvez les paroles et la signification de Pratha Sthuve Parasivam Bhairavi dans cet article.